Javi Hort

Révélateur de conscience

Hypnose et thérapie brève à Montpellier

190 Rue Fra Angelico, 34000 Montpellier, France

©2019 Javi Hort Hypnothérapeute - Psychopraticien en thérapie brève - Développement personnel - Coaching professionnel - Soins énergétiques

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L'hypnose est-elle la solution à tous les maux?

July 4, 2018

Elle ne fait pas de miracle, mais peut aider à maigrir, arrêter de fumer, mieux se concentrer et moins stresser.

Écraser sa dernière clope et ne plus jamais y toucher après une seule séance d’hypnose. Réussir à s’endormir en avion d’un simple mouvement de doigt malgré le stress. Réussir ses examens détendu, ou apprendre une langue plus facilement. Trop beau pour être vrai ? Après la méditation et le yoga, l’hypnose est en passe de devenir la pratique bonne à tout. Serait-on en face d’un phénomène de mode ?

Utilisée depuis le XIXe siècle comme soutien à la psychothérapie, l’hypnose fait partie des outils phares du développement personnel. C’est qu’elle est accessible à tous, et que comme Monsieur Jourdain pratiquait la prose sans le savoir, nous faisons tous et plusieurs fois par jour cette expérience durant laquelle nos perceptions se transforment, entre le sommeil et la méditation: la transe hypnotique. Quand on fait le trajet Paris-Montpellier en train et qu’on s’aperçoit qu’on est arrivé alors qu’on a l’impression d’être tout juste parti, par exemple.

Non seulement tout le monde peut le faire, mais tout le monde le fait. Il n’y a pas de don particulier à avoir.

La transe est une expérience naturelle qui modifie nos perceptions et stimule notre imaginaire. On est alors absorbé dans cette expérience, dans cette sorte de rêverie.»

Installée à Montpellier et à Paris, Javi Hort, hypnothérapeute et psychopraticien en thérapie brève explique que cette voie thérapeutique brève offre d’excellents résultats dès la première séance.

«Les patients viennent rarement avec une représentation claire de ce qu’est l’hypnose, ils ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés, et ont peur de la prise de contrôle par l’hypnothérapeute lié aux nombreux spectacles d’hypnose. D’autres viennent justement avec cette attente magique que le thérapeute détient une méthode infaillible pour le soulager dans sa souffrance. Cette attente reste inadéquate parce que le patient n’a pas d’implication active. L’alliance thérapeutique est primordiale, elle permet au thérapeute d’instaurer un changement de perception par l’hypnose. Ce n’est pas le thérapeute qui a la solution, le patient devient le propre acteur de ses changements.»

Le champ des possibles est donc de fait très large pour soulager nos maux, blocages ou autres phobies. Mais en aucun cas elle ne peut guérir une maladie, point sur lequel insistent tous les spécialistes. «La seule chose que peut faire l’hypnose, et c’est déjà beaucoup, c’est qu’elle modifie la perception de la maladie, du soin qu’on reçoit, de la douleur ou de l’anxiété», explique toujours Javi Hort.

Pas de recette miracle, mais des clés pour progresser. Explications en quatre points.

Moins stresser
En consultation, les troubles de l’angoisse sont la demande la plus fréquente. «Dans notre société, la plupart des patients sont bloqués dans la sphère contrôle et mental. Ils ruminent et s’angoissent, ne sont plus capables de rêver, de ressentir, de lâcher prise. C’est ce qui entraîne les crises d’angoisse, l’anxiété, les phobies et autres troubles compulsifs».

L’hypnose permet de remettre les compteurs à zéro lorsqu’on est pris par une préoccupation, avec un schéma de pensée qui tourne en boucle. «Le simple fait, à un moment donné, de lâcher, de s’abandonner à l’expérience va réarranger les choses autrement. La transe permet de réajuster beaucoup de choses pour le cerveau, qui a tendance à se rigidifier dans le dédale des pensées».

Accompagné d’un hypnothérapeute ou en pratiquant l’autohypnose (plutôt conseillée après une initiation par un professionnel), le patient peut alors observer ce qui l’aide à basculer dans cette expérience permettant la transformation de ses perceptions et d’y retourner en cas de stress. «Ça peut être en courant, ou en tondant le gazon. À chacun sa manière de faire. L’hypnothérapeute est là pour accompagner le patient dans ces moments de bascule, rien d’autre».

Mieux se concentrer
Ou comment booster la réceptivité et la confiance en soi pour être plus efficace. En utilisant la technique des «ancrages» pour aider les étudiants à enregistrer mieux en cours et diminuer le stress au moment des examens et avoir un meilleur accès à l’info.

«En installant des ancrages durant plusieurs séances où on associe le geste, comme deux doigts qui se touchent par exemple, à un état de conscience donné, hors stress, presque méditatif, le patient aura plus facilement accès aux informations lorsqu’il reproduira ce même geste quand il en aura besoin. C’est comme si depuis que vous êtes enfant, votre maman vous embrassait sur le front avant de vous endormir, et que votre partenaire vous fait un bisou sur le front le soir: vous allez mieux vous endormir. Même si vous ne comprenez pas pourquoi. Votre corps a enregistré ces ancrages.»

Perdre du poids
On travaille sur le rapport qu'a le patient à l’aliment et le rapport à eux-mêmes. Cette session est comme une boîte à outils qu’on vous fournirait et où votre cerveau va piocher ce dont il a besoin. Dans l’absolu, si on était bien connecté à notre corps, on saurait tous ce qu’il faut manger et dans quelle quantité il faut le manger. Mais on a tous autour de nous quelqu’un qui va manger en cas de stress l’aliment qui n’est pas bon pour lui. On ne peut pas dire que ce soit un bon fonctionnement du cerveau. C’est là où l’hypnose va vous permettre d’avoir accès à ce programme dissonant, à cette porte entre le conscient, l’inconscient et le subconscient, pour mettre en place un nouveau mode de fonctionnement.

C’est donc en activant les ressources du patient, sans être directif, que les changements peuvent s’opérer. «Il n’y a pas de consultation type. L’action entière se situe du côté du patient. Il retrouve sa place dans le présent. Ce retour vers l’autonomie demande un accompagnement et la solution se situe souvent là où on ne l’attend pas et quand on ne l’attend plus».

Arrêter de fumer
Même principe pour arrêter de fumer. Contrairement aux troubles alimentaires, le problème peut parfois être résolu en une seule séance. Là encore, on n’est pas dans la restriction ou l’injonction, mais dans l’accompagnement sur la perception même de l’acte de fumer. «Si on regarde, les statistiques montrent que la durée de vie d’un fumeur est diminuée de huit ans par l’usage du tabac et qu’un sur deux va mourir d’une maladie due au tabac. Aucun humain doté d’un cerveau conscient et lucide ne vous dirait «c’est pas grave j’ai tellement de plaisir à fumer que ça vaut le coup de perdre huit ans de vie et d’en mourir». C’est comme une dysfonction d’une partie de notre cerveau qui ferait que la personne va quand même continuer à fumer. En changeant l’état de conscience, on a accès à ce programme dissonant, sur lequel on peut travailler, comme on ferait une mise à jour informatique à l’intérieur d’un ordinateur. Dans mes consultations, trois personnes sur quatre arrêtent en une séance.»

Rien d’extraordinaire ni de miraculeux, dans l’hypnose. Sauf peut-être sa capacité à nous faire percevoir les choses sous un autre angle, moins problématique. Guidé par un spécialiste, chacun peut trouver son petit truc pour entrer dans sa transe libératrice. Tout bénéfice.

 

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